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De la protection des actifs à la résilience des infrastructures

Pourquoi les systèmes énergétiques critiques doivent être protégés en tant que systèmes — et non en tant qu’actifs isolés

Depuis des décennies, la protection des transformateurs s’est concentrée sur la protection des actifs individuels.

Aujourd’hui, cette approche n’est plus suffisante.

Dans les systèmes électriques hautement interconnectés et très chargés, la défaillance d’un seul transformateur critique peut compromettre des infrastructures entières, bien au-delà des limites de l’actif lui-même.

La résilience des infrastructures nécessite un changement :
de la protection
au niveau des actifs à la gestion des risques au niveau du système.

  1. Les limites de la protection centrée sur les actifs

Les stratégies de protection traditionnelles sont généralement conçues pour :

  • protéger chaque équipement,
  • Assurer la conformité au niveau des actifs,
  • Limitez les dommages locaux.

Bien que nécessaire, cette approche suppose que :

  • les échecs restent locaux,
  • la redondance absorbe les perturbations,
  • La récupération est rapide.

Ces hypothèses sont de plus en plus invalides.

  1. Pourquoi les systèmes électriques modernes sont plus fragiles qu’ils n’en ont l’air

Plusieurs tendances structurelles ont modifié le profil de risque des infrastructures électriques :

  • une utilisation accrue des actifs existants,
  • réduction de la redondance due aux contraintes de coût et d’empreinte,
  • intégration de la production variable et décentralisée,
  • une interdépendance accrue entre les régions et les systèmes.

En conséquence :

Les systèmes peuvent devenir plus vulnérables même lorsque les actifs individuels deviennent plus « protégés ».

  1. Quand un actif devient un risque systémique

Tous les actifs n’ont pas le même poids systémique.

Un transformateur devient critique pour le système lorsque :

  • elle concentre de grands flux d’énergie,
  • il a une redondance limitée ou nulle,
  • son temps de remplacement est mesuré en mois ou années,
  • sa défaillance déclenche des effets en cascade.

Dans ces cas :

Protéger l’actif n’est plus suffisant —
l’infrastructure elle-même doit être protégée.

  1. La résilience des infrastructures comme objectif de conception

La résilience des infrastructures va au-delà de la prévention des échecs.

Elle englobe la capacité de :

  • Résister à des événements extrêmes,
  • limiter les effets en cascade,
  • maintenir les services essentiels,
  • et se rétablit rapidement.

Cela nécessite des stratégies de protection qui :

  • prioriser les nœuds critiques pour le système,
  • traiter les modes de défaillance catastrophiques,
  • Intégrer la planification de la prévention, de l’atténuation et de la récupération.
  1. Le rôle de la protection des transformateurs dans la résilience

Les transformateurs jouent un rôle disproportionné dans la résilience des infrastructures car :

  • Ils sont peu nombreux,
  • ils sont essentiels,
  • Ils sont lents à remplacer.

Une protection efficace des transformateurs contribue donc directement à :

  • stabilité de la grille,
  • Continuité du service,
  • réduction de l’impact sociétal et économique en période de crise.
  1. De la conformité à la gouvernance des risques

La résilience des infrastructures ne peut être atteinte uniquement par la conformité.

Les normes définissent les références.
La résilience nécessite :

  • Priorisation basée sur le risque,
  • Compromis transparents,
  • et un jugement d’ingénierie éclairé.

La résilience est une décision de gouvernance —
pas un résultat de liste de contrôle.

  1. Pourquoi cette analyse est importante pour les décideurs

Pour les cadres, régulateurs et assureurs, déplacer l’attention des actifs vers les infrastructures :

  • clarifie où l’investissement permet de réduire le risque le plus fort,
  • explique pourquoi certaines défaillances ont un impact disproportionné,
  • soutient la priorisation défendable des mesures de protection.

La question n’est plus « Cet actif est-il protégé ? »
mais « L’infrastructure peut-elle résister à son échec ? »

 

Les systèmes énergétiques modernes ne sont pas des ensembles d’actifs indépendants.
Ce sont des infrastructures complexes et interdépendantes.

Les protéger nécessite un changement de mentalité :
de la protection des équipements
à la garantie de la continuité des services critiques.

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La question n’est plus de savoir si un bien est protégé —
mais si le système peut résister à sa défaillance

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